Parler de villes, c’est parler de progrès social. La ville est l’espace où se consomme une bonne partie des échanges, qu’ils soient culturels, économiques ou autres. Parler de mobilité, c’est parler de la liberté de circulation des personnes et des biens et de l’atteinte de la destination souhaitée. Au XXIe siècle, la mobilité est désormais perçue comme essentielle au développement des villes.

La population urbaine augmente progressivement, la technologie propose de nouvelles formes de communication, tandis que les défis environnementaux, sanitaires et urbains augmentent. Un nouveau paradigme prévaut dans les sociétés avancées : une mobilité intelligente, durable et connectée. Un concept, celui de la mobilité en tant que service, qui, selon les acteurs opérant dans ce secteur, doit harmoniser de manière homogène les intérêts de la société.

L’urbanisation durable est largement reconnue comme un défi mondial majeur pour le XXIe siècle. La congestion, la pollution sonore et atmosphérique, la sécurité sont quelques exemples de problèmes communs à de nombreuses villes du monde entier. Outre l’impact direct de la circulation, les transports urbains affectent également le développement social, l’accessibilité et l’exclusion sociale, en particulier pour les personnes présentant des problèmes de mobilité fonctionnelle.

Pour relever ces défis et garantir une mobilité urbaine compétitive et économe en ressources, un plan de mobilité urbaine durable aura pour objectif central d’améliorer l’accessibilité des zones urbaines et d’assurer des transports et une mobilité durables et de haute qualité vers, à travers et à l’intérieur d’une zone urbaine.

Verdir la ville un arbre à la fois
Objectif zéro-déchet

L’objectif est d’assurer l’intégration des citoyens par des initiatives de participation et d’évaluation. Étant donné que les citoyens sont au centre des préoccupations, qu’il s’agisse de gens en déplacement au quotidien, de gens d’affaires, de consommateurs, ou de clients, il faut tout d’abord s’assurer de répondre aux besoins suivants :

  • améliorer la qualité de vie ;
  • réduire les coûts — créer des avantages économiques ;
  • contribuer à l’amélioration de la santé et de l’environnement ;
  • faciliter la mobilité et améliorer l’accès ;
  • utiliser plus efficacement des ressources déjà limitées ;
  • obtenir l’appui du public ;
  • préparer de meilleurs plans ;
  • respecter efficacement les obligations légales ;
  • utiliser les synergies, accroître la pertinence ;
  • initier une nouvelle culture de la mobilité.

Il existe de nombreux outils et mesures de mobilité urbaine durable que les villes peuvent envisager et mettre en œuvre. En fait, il faut faciliter l’échange d’informations, de connaissances et d’expériences dans le domaine de la mobilité urbaine durable dans le but de redéfinir les mesures et les politiques de transport pour créer des transports plus propres et de meilleure qualité dans les villes., d’où les initiatives suivantes qui peuvent être mises en place et qu’il faut favoriser :

    • le vélo ;
    • transports publics locaux ;
    • accessibilité ;
    • voitures et vélos partagés ;
    • intégration des modes de transport et de l’intermodalité ;
    • gestion efficace de la mobilité ;
    • véhicules propres et économes en énergie ;
    • logistique efficace du transport urbain de marchandises ;
    • gestion du trafic et de la demande ;
    • planification des transports et de l’aménagement du territoire ;
    • contrôle d’accès au centre-ville ;
    • zones à faibles émissions de gaz à effet de serre ;
    • politiques de stationnement ;
    • zones de circulation limitées.

Cette approche centrée sur les personnes est l’une des principales différences par rapport à la planification plus traditionnelle des transports, qui tend à se concentrer sur le trafic et les infrastructures plutôt que sur les personnes et leurs besoins de mobilité.

© Yvon Roché, urbaniste / Vancouver